Arve, une rivière du Mont-Blanc au Léman Arve, une rivière du Mont-Blanc au Léman Arve, une rivière du Mont-Blanc au Léman Arve, une rivière du Mont-Blanc au Léman Arve, une rivière du Mont-Blanc au Léman Arve, une rivière du Mont-Blanc au Léman
Arve, une rivière du Mont-Blanc au Léman
 
L'eau de l'Arve
L'eau de l'Arve est - elle polluée ?
Dans cette rubrique, plus d'infos sur le régime de la rivière et ses crues, ainsi que des données sur la qualité des eaux de l'Arve.

Les régimes de l'Arve

Le bassin versant de l’Arve peut être divisé en trois bassins de régimes hydrologiques différents.

Le haut bassin constitué par la vallée de Chamonix, des Contamines-Montjoie et de la Diosaz est caractéristique des torrents de régime glaciaire.
Il s’agit de torrents issus du massif du Mont-Blanc et du massif des Aiguilles Rouges, dominé par la présence de nombreux glaciers de grande superficie.

La présence des glaciers et les altitudes élevées ont deux conséquences essentielles :

- elles permettent un apport d'eau non négligeable en période d'été dû à la fonte des neiges et des glaces pérennes ;

- elles favorisent également un stockage des précipitations sous forme solide, ce qui a tendance à limiter la violence des crues.
Mais persiste cependant le risque de débâcles glaciaires et de crues de fonte (redoux).

Chamonix - crue de juillet 1996

Chamonix - crue de juillet 1996













Les fortes crues locales sont de type orageux et surviennent en fin d’été (juillet à septembre).



Le bassin intermédiaire est représenté par la vallée alluviale de l’Arve entre le Fayet et Bonneville et les vallées affluentes du Giffre, du Borne, ainsi que des multiples torrents qui parviennent directement à l’Arve sur ce tronçon.

Cette zone  est exposée aux perturbations les plus fréquentes d’ouest (d’origine océanique) et est soumise par conséquent à un régime pluvio-nival de forte intensité.
Les précipitations y sont fortes et se traduisent par des débits très abondants ; les crues qui en résultent se manifestent surtout au printemps (pluie et fonte) et dans une moindre mesure en fin d’été (orages).

Arthaz - crue de septembre 1968


Le relief du bassin aval de l’Arve et de son principal affluent la Menoge, constituent les premiers contreforts du massif alpin, peu abrité par le Jura des  perturbations d’Ouest dominantes. Il reçoit à ce titre des précipitations pluviales importantes dont les maximas se situent entre l’automne et le printemps.
Ce type de crue peut donc survenir en hiver.



On remarque donc que le régime du bassin aval est à peu près inverse de celui du bassin amont : il en résulte pour l’ensemble du bassin un étalement des probabilités de crue, qui peuvent survenir en toutes saisons, même si les mois de juin–juillet–août puis octobre-novembre restent privilégiés.

A noter également que les crues de l'Arve sont très rapides : quelques heures à l'amont et moins d’une journée à l’aval.

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