En 2010, Annemasse-Les Voirons agglomération a signé un contrat « Arve Pure 2012 » en partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerrannée & Corse, le Syndicat National du Décolletage (SNDEC), le Syndicat Mixte d’aménagement de l’Arve et de ses Abords (SM3A) et le Syndicat Intercommunal du Foron.
L’objectif final de cette opération collective est l’amélioration de la qualité des rivières Arve et Foron ainsi que le maintien de la qualité de la Menoge. L’Arve, le Foron et la Menoge étant les 3 cours d’eau principaux traversant le territoire d’Annemasse-Agglo.
L’objectif final concernant la qualité des cours d’eau peut être divisé en différents points...
Le territoire compte environ 3000 entreprises dont environ un tiers est susceptible de créer une nuisance à la qualité des cours d’eau soit par un rejet via les réseaux d’assainissement, soit par le stockage des déchets, soit par un déversement accidentel.
Parmi ces 1000 entreprises, une centaine a été considérée comme étant prioritaire. Ces entreprises devront être diagnostiquées pour la fin de l’opération collective.
D’autre part, une régularisation administrative est envisagée par la mise en place d’une autorisation de déversement dès lors que les conditions fixées par le règlement d’assainissement sont respectées. Cette autorisation peut-être accompagnée d’une convention de rejet si cela s’avère nécessaire.
L’ensemble des bâtiments techniques des communes et des services d’Annemasse Agglo ont été diagnostiqués dès le début du contrat.
Les réseaux d’assainissement (eaux usées et eaux pluviales) peuvent être vecteurs de pollutions. Ils sont dans leur ensemble bien connus bien que certaines zones d’ombre subsistent en particulier sur les rejets d’eaux pluviales dans la Menoge qu’il faudra répertorier de manière exhaustive. Cette connaissance permet, en cas de pollution accidentelle, de remonter plus facilement à la source de pollution.
Une pollution chronique des cours d’eau est envisageable liée à l’existence de déchets enfouis soit dans des anciennes décharges connues, soit par d’anciens dépôts sauvages. L’objectif est de les localiser, puis de mesurer les rejets actuels ainsi que leur impact sur le milieu.