Les PAPI sont un outil de la politique nationale en matière de prévention des inondations créé en 2003 par le Ministère du Développement Durable suite aux crues survenues entre 1999 et 2002 dans l’Aude, en Bretagne, dans la Somme et dans le sud-est de la France. Cet outil a été actualisé début 2011 après un premier bilan des programmes d’actions mis en œuvre, et pour tenir compte des enseignements tirés des deux événements majeurs de 2010 sur le territoire français dans le domaine du risque inondation : la tempête Xynthia et les inondations dans le Var.
L’outil PAPI fixe des axes d’actions autour desquels bâtir localement un programme adapté pour améliorer la gestion du risque inondation sur un territoire donné. Ce sont les collectivités locales qui prennent l’initiative d’engager une démarche PAPI et qui définissent leur programme d’actions, en cohérence avec les enjeux du territoire et les orientations du ministère. Une fois ce programme défini et validé par l’Etat, la phase opérationnelle peut être engagée et financée en partie par l’Etat.
L’approche PAPI vise à traiter le risque inondation de manière globale, sans limiter les actions à la réalisation d’ouvrages de protection. Le volet de la réduction de la vulnérabilité des personnes et des biens exposés doit être obligatoirement abordé : arrêt du développement de l’urbanisation en zones inondables, réduction de la vulnérabilité des enjeux exposés, amélioration de la prévision des crues, organisation de l’alerte et de la gestion de crise, … .
Pour en savoir plus et consulter le cahier des charges PAPI :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-programmes-d-actions-de,24021.html
Sur le bassin versant de l’Arve, les crues torrentielles rapides accompagnées de transport de matériaux solides peuvent produire d’importants dégâts. De récents événements le rappellent : la catastrophe du Grand Bornand en 1987, l’inondation du centre ville de Chamonix en 1996, la lave torrentielle du Nant d’Armancette aux Contamines-Montjoie en 2005, la crue sur le haut bassin du Giffre en 2007 … . Sur la partie basse de la vallée, des bassins de vie densément urbanisés se trouvent également exposés à des débordements de cours d’eau aggravés par le ruissellement pluvial accru sur les surfaces imperméabilisées.
[photo Chamonix – crue du 17 juillet 2011. Des protections provisoires sont mises en place en rive droite le long du quai des Moulins. Une pelle mécanique en rive gauche est prête à intervenir en cas d’apports de matériaux qui aggraveraient les débordements].
[photo Bonneville pont de l’Europe – mai 2010]
Pour organiser une réponse efficace face à ces risques, un PAPI ‘bassin versant de l’Arve’ est en cours d’élaboration. Le programme d’actions se chiffrera à plusieurs millions d’euros. Les différentes collectivités gestionnaires de cours d’eau participent à la démarche : le SM3A, le SIVM du Haut-Giffre, le SIFOR, la Communauté de Communes du Genevois, … .
L’objectif est de déposer le dossier de candidature du PAPI de l’Arve en fin d’année 2011.
Un diagnostic de l’exposition du territoire aux risques inondation a permis de définir les principales orientations des actions à mettre en œuvre sur le bassin versant.
Certaines de ces actions, comme par exemple la surveillance des cotes du fond du lit de l’Arve, sont déjà mises en œuvre. Elles s’inséreront dans le PAPI dès validation de celui-ci.
1- AMELIORATION DE LA CONNAISSANCE ET DE LA CONSCIENCE DU RISQUE
2- SURVEILLANCE ET PREVISION DES CRUES ET DES INONDATIONS
3- ALERTE ET GESTION DE CRISE
4- PRISE EN COMPTE DU RISQUE INONDATION DANS L'URBANISME
5- RALENTISSEMENT DES ECOULEMENTS
6- GESTION DES OUVRAGES DE PROTECTION HYDRAULIQUES
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